Par Loundja ABBOUD

Lions clubs Sidi Bel Abbes IRIS ETERNEL

Le voyage permet de faire des rencontres et des découvertes. Deux caractéristiques qui nous incitent à aller à la rencontre de l’autre, de nouer avec lui le contact, de connaitre ses habitudes, vestimentaires et culinaires, ses mœurs, sa langue et sa culture.

Ma première semaine passée chez la famille d’accueil était pour moi un saut dans l’inconnu. Mais très vite, mes appréhensions se sont estampées, après avoir fait la connaissance de la famille, dont l’hospitalité et la générosité n’ont pas de communes mesures. Toutes les conditions sont donc réunies pour rendre mon séjour agréable. Et pour me mettre à l’aise et avoir mon petit coin secret, elle m’a loué un petit bungalow ayant une vue sur la mer. Un bleu infini qui a exacerbé la tentation : je me baignais chaque jour. Et après quelques brasses matinales, j’en profitais avec les membres de la famille pour visiter la ville de Sfax, notamment l’ancienne ville dite « M’dinet Al Aarbi », qui connait une affluence particulière en cette période estivale.   Mahdia, une petite ville voisine, était également une destination privilégiée allant à la rencontre de la Tunisie profonde.  Et de cette Tunisie qu’on puise les habitudes culinaires, les plats traditionnels et de terroirs. Ma famille d’accueil n’a pas lésiné en matière : j’ai gouté à la fricassée, très piquant comme plat, et au mermez khermouniya et à ce que recèle la cuisine tunisienne comme magie et odeur.

Des bons plats et des friandises partagés dans une ambiance de convivialité. Les moments de joie n’en manquaient pas, surtout à l’occasion ou on fêtait ensemble la qualification des deux équipes du cœur, l’Algérie et la Tunisie, aux demies finales de la coupe d’Afrique. C’est dans le prolongement de ce climat chargé de montée d’adrénaline que j’ai fait la visite du magnifique parc d’attraction Sfaxland.   Ce joyau est l’un des cadeaux d’adieu, il est venu couronner un séjour inoubliable auprès de cette famille tunisienne. Oh que c’était durs les adieux !

 

Tout en restant dans cette ambiance tunisienne, je rejoins la capitale Tunis pour participer à un camp de jeunes d’une durée d’une semaine.  On était en nombre de 18, venus des pays différents, États-Unis, Italie, Allemagne, Roumanie, Brésil…

C’était l’occasion de se rencontrer autour de programmes thématiques afin de mieux faire connaissance.  Le programme s’articulait autour de deux grands axes, l’un à l’extérieur du camp pour partager ensemble tas de découvertes en contact avec les tunisiens et l’autre, à l’intérieur pour échanger, apprendre à vivre ensemble autour de plusieurs activités.

En étant à Tunis, on ne peut passer à côté, sans visiter les sites historiques qui font la fierté des tunisiens et qui nous plongent dans l’histoire millénaire de ce peuple.  La cité de Carthage et les ruines romaines en témoignent. On a visité également le palais Esssaada avant d’aller à la rencontre de la côte de Tunis faisant cet émaillage de culture en ouvrant ses bras à la méditerranée.  Des villes ont été érigées sur les pans constituant jadis des maisonnettes pour pécheurs.  C’est la couronne des banlieues de Tunis très convoitée par les touristes et présentant la direction principale et préférée des estivants. Marsa et Sidi Bousaid sont les plus connues. On a eu la chance d’être témoins du récit autour de l’histoire de Sidi Boussaid.  Hammamet, le fleuron du tourisme tunisien, a suscité aussi notre curiosité et il fallait s’y rendre.  Une journée entière a été consacrée à Hammamet pour pouvoir explorer tous ses secrets liés à la confection artisanale, poterie et d’autres merveilles qui captent le regard. Notre randonnée urbaine était jalonnée par la visite du musée de Bardo, qui est un passage obligatoire pour celui qui embrasse la première fois la terre de la Tunisie.

Le maire de Tunis a tenu à cet effet à nous rencontrer pour nous parler de sa ville et de nous « tendre » ses clefs.

Ce programme riche était émaillé par des moments de divertissement et de sorties allant au contact du sable doré.  Une journée de baignade passée à la belle plage de Ghar El Melh pour délatter les muscles et libérer les sens.  Dans la lancée, on a regardé ensemble le match de la finale de la coupe d’Afrique opposant l’Algérie au Sénégal.  Une soirée footballistique agrémentée par un barbecue.  Lors de la dernière soirée, chaque participant a présenté son pays en portant une tenue traditionnelle et en cuisinant un plat de chez lui. Drapée de l’emblème national, j’ai fait le tour des participants pour leur offrir les dattes de mon pays.  Tous et sans exception ont montré un intérêt et le désir de venir visiter l’Algérie.

Puisqu’on est toujours en Tunisie, on ne peut la quitter sans passer par la Médina, c’est comme un pèlerinage, que ce soit pour côtoyer la chaleur humaine qui envahit ses rues étroites ou pour acheter un cadeau ou un souvenir de ses bazars pour l’offrir aux membres de la famille au retour au pays.