Discours du concours d’éloquence, écrit par MERADJI Sérine, élève de 3ème au Lycée International Alexandre DUMAS, Alger, lauréate du premier prix.

23eme convention nationale de l’association nationale des Lions Clubs d’Algérie. District 415 Algérie.

 27 avril 2018

Mesdames et Messieurs, chers Lions, j’aimerai partager avec vous, une citation des plus inspirantes : « On ne va pas bien loin dans la vie si on ne commence pas par faire quelque chose pour quelqu’un d’autre. » Affirme Melvin Jones, le fondateur du Lions Club International.

Nous sommes tous en quête de bonheur, de réussite, de succès. Seulement, peu d’entre nous réalisent le fait que la réussite ou le bonheur ne commence que lorsqu’on comprend que la clé de ces derniers est tout simplement l’altruisme ou encore le fait d’aider son prochain de manière simple et désintéressée. « Si tu veux aller plus vite, marche seul mais si tu veux aller loin, marchons ensemble. »

Tout d’abord, qu’est ce qu’aller « loin dans la vie » ? A première vue, cette phrase signifie le fait de traverser de longues distances. Cependant, Aller « loin dans la vie » signifie au sens figuré d’accomplir ses objectifs,  de concrétiser ses rêves. Pour certains, cela veut simplement dire faire fortune ou acquérir des biens de grandes valeurs. Or, pour d’autres, la sérénité, la paix intérieure ou la reconnaissance sont par ailleurs leurs buts ultimes.

Et si aider les autres, était une façon de s’aider soi-même ? Et si notre bonheur était lié à celui des autres

Mais quels sont alors les chemins pour y parvenir ?

Et si pour aller loin dans la vie, il suffisait de suivre la trace des grands Hommes ? Pour n’en citer qu’un, j’aimerai citer Nelson Mandela, figure emblématique de la lutte contre l’apartheid, de la justice mais surtout, de l’altruisme.

« Faire quelque chose pour quelqu’un d’autre. » Cette phrase exprime le fait que tout au long du chemin de la vie, il faudra avant tout être généreux mais surtout humaniste, peu importe se qu’on nous rend,  peu importe le geste qu’on accorde et peu importe la valeur de notre geste. Faire le bien doit être fait de manière totalement désintéressée et charitable : nous ne devons point attendre quelque chose en retour, ceci se nomme la philanthropie.Melvin Jones dit également : « Et si ces hommes, qui ont réussi grâce à leur dynamisme, leur intelligence et leur ambition, mettaient leurs talents au service de leur communauté ? » A ce propos, je rajouterai : A quoi cela servirai de monter haut dans l’échelle social pour se retrouver seul, oubliant les personnes croisées sur le chemin, qui attendent une main tendue, en vain.

Faire le bien peut aller de la plus petite attention à la plus grande campagne humanitaire. Cela peut aller d’une simple main tendue, une oreille à l’écoute, un regard ou même un sourire, jusqu’à la plus grande cause humaniste comme venir en aide aux réfugiés qui ont fuis leur pays pour diverses raisons, ou tout simplement, par le biais des multiples actions caritatives des Lions.

Antoine de Saint-Exupéry a dit un jour « Veux-tu être heureux ? Donne du bonheur. »

L’exemple ultime du don de soi serait le sacrifice pour la patrie. En effet, pour assurer la liberté et les droits fondamentaux des générations futurs, les martyres de la guerre d’Algérie, se sont sacrifiés pour leur pays, pour l’avenir du peuple, leur liberté. Mais aussi, quoi de plus beau que le don de soi d’un parent à son enfant ? Un parent donne de sa personne tout au long de sa vie à son fils ou sa fille, n’hésite point à faire des concessions, son bonheur passe par celui de son enfant sans rien attendre en retour.

Vous allez sûrement me dire « pourquoi aider les nécessiteux ? » Peut être par générosité, par pitié, par conviction religieuse, par devoir, mais surtout,  est-ce par culpabilité ? Nous pensons effacer nos pêchers, tout notre individualisme et insensibilité grâce à une simple pièce donnée à un pauvre. Nous pensons qu’une simple bonne action, par un soudain élan de générosité, est suffisante pour compenser notre égoïsme.

Chers auditeurs, j’ai l’intime conviction, que l’altruisme n’est en aucun cas un état mental momentané, mais plutôt une disposition durable, qu’on cultive, qu’on développe, et qu’on transmet.

Mais je divague… On ne va pas bien loin dans la vie si on ne commence pas par faire quelque chose pour quelqu’un d’autre ! Souvenons-nous,que le bien accordé reviendra certainement d’ailleurs et en particulier dans les moments les plus critiques, dans les moments ou nous en avons le plus besoin. L’altruisme peut-être un facteur de perfectionnement spirituel, la clé de la paix de l’âme.

Les moments de solitudes révèlent l’incroyable générosité des uns, mais surtout l’horrible égoïsme des autres et révèlent le vrai visage de ceux qui n’hésitent guère à laisser tomber leurs proches dans un simple moment de faiblesse… Mais ne suivons pas cet exemple ! En réalité, chacun d’entre nous possède, en son for intérieur, ses Nelson Mandela, Panthéon de personnes célèbres, vivantes ou non, personnages de fiction ou proches existants, qu’il admire, et qui l’aide à se construire.

Je terminerai cette allocution comme je l’ai commencé : avec une citation. Comme le dit un célèbre dicton populaire algérien : « Fais le bien et oublie-le ».

 

MERADJI Sérine.